Stop à l’instrumentalisation de la vie publique moissagaise!

Le maire Rassemblement National de Moissac, adepte du coup d’éclat permanent, passe plus de temps à communiquer sur Facebook qu’à élaborer des projets pour l’avenir de la commune.

Dernier coup médiatique en date, une vidéo expliquant qu’il a décidé de couper les aides municipales à une famille dont l’un des enfants a dégradé du matériel public.

Soyons clair : les aides municipales aux familles sont dérisoires et facultatives. On parle de quelques dizaines d’euros, données après avis d’une commission présidée par le maire, pour répondre à des situations de détresse momentanées et particulières.

Soyons encore plus clair : dans des cas similaires à celui décrit par l’édile Rassemblement National, les municipalités précédentes ont toujours pris en compte la globalité des situations et n’ont jamais accordé d’aide si les familles ne se présentaient pas à une convocation. Mieux, s’il y avait eu dégradation constatée, les maires avaient même porté plainte….

Alors de quoi parle t’on ? D’une communication agressive, au service des intérêts d’un individu et de son parti, à des fins purement électoralistes, avec pour objectif de mettre de l’huile sur le feu et d’aviver les tensions sociales et culturelles sur lesquelles il a construit son succès….

Franck Bousquet, Conseiller Municipal d’opposition

Compte-rendu du Conseil Municipal du 23 septembre

UN MAIRE SEUL EN SCENE

Depuis quelques mois, les conseils municipaux débutent à Moissac par une logorrhée du maire, filmée en gros plan. Romain Lopez égrène son activité du mois puis demande à son cameraman de diffuser son discours. Clap de fin pour la vidéo qui ne retransmet plus le conseil municipal sur le facebook de la ville. A la mairie de Moissac, le droit à l’information des citoyens n’est plus, les supports de communication ne servent désormais qu’à relayer une parole unique, celle d’un maire Rassemblement National en quête d’Idolâtrie.


UNE OPPOSITION CONSTRUCTIVE

La séance du conseil municipal du 23 septembre a commencé avec le vote à l’unanimité de 5 subventions d’aide à la rénovation de l’habitat (OPAH) L’opération programmée d’amélioration de l’habitat  bénéficie d’un soutien actif des élus de TEMS. Grâce à la vigilance de Robert Duparc une délibération “oubliée” à été inscrite à l’ordre du jour d’un précédent conseil. Rappelons que l’OPAH à été créée en 2011,sous le mandat de Jean Paul Nunzi. Marie Cavalié alors adjointe à l’urbanisme, Estelle Hemmami et Franck Bousquet conseillers municipaux sont à l’origine de ce dispositif. Lorsque les délibérations répondent aux propositions des élus de TEMS, l’opposition vote favorablement à l’unanimité.


LE MAIRE REFUSE LE DÉBAT 

Après une heure de séance et 8 délibérations avec un vote favorable des élus de TEMS, le 1er débat survient avec la modification du tableau des effectifs du personnel municipal. Marie Cavalié dénonce une délibération présentant une création de poste dans le personnel des écoles alors que dans le même temps deux postes d’ATSEM sont supprimés dans deux écoles situées dans des quartiers prioritaires de la ville (école du Sarlac et école camille Delthil). Pourtant le maire s’est engagé dans le PEDT (document fixant les objectifs politiques de la municipalité dans le domaine de l’enfance), voté il y a quelques mois, à maintenir le nombre de postes D’ATSEM dans les écoles maternelles. Le maire répond à cette contradiction en indiquant qu’il maintient un minimum de postes et que c’est suffisant. Estelle Hemmami dénonce la suppression des cours de solfège à l’école de musique suite au non remplacement d’un poste d’enseignant. Le maire indique que les enfants n’aiment pas l’école et qu’ils seront contents de ne plus avoir solfège. Agacés par ces deux interventions  le maire refuse de poursuivre la discussion, préférant ne pas donner la parole à Franck Bousquet qui la demande. Face à ce déni de démocratie et après une heure de conseil sans débat, l’opposition quitte la séance, refusant de cautionner le fonctionnement d’un conseil municipal devenu chambre d’enregistrement des décisions d’un maire Rassemblement National. 


UN MAIRE CENSEUR DES FAMILLES 

Sans autre évaluation que son propre jugement, le maire s’est arrogé le droit de réprimer l’absentéisme scolaire. Lors du conseil municipal du 23 septembre il exige désormais que le personnel municipal des écoles et du centre de loisir lui transmette une fiche de recueil de faits en cas de suspicion de violences à enfant. Le maire décidera alors des suites à donner. Pourtant  la loi impose que le professionnel qui soupçonne des violences à l’égard d’un enfant adresse sans  délai un signalement au département qui est l’autorité compétente en matière de protection de l’enfance.  Le  maire doit seulement être informé de cette transmission (article L121-6-2 dernier alinéa du code de l’action sociale et des familles ). Au mépris de la loi, par une simple modification des règlements des services municipaux de garderie et de restauration ainsi que du centre municipal de loisir, le maire de Moissac se proclame autorité destinataire des signalements d’enfants en danger. A la différence des fonctionnaires municipaux, le maire de Moissac qui n’est pas tenu au secret professionnel, aura le champ libre pour diffuser ces informations comme bon lui semble. 

Quatrième lettre d’informations. Mars 2021

Chers toutes et tous,

Pour commencer et comme à chaque lettre d’information, le compte-rendu du dernier conseil municipal (celui du 4 février). Comme d’habitude les éléments que vous retrouvez dans Moissac Mag sont au mieux caricaturaux et partials, et au pire mensongers quand il s’agit de parler du groupe d’opposition. La majorité RN semble confondre communication publique et communication politique et utilise l’argent des contribuables pour faire de la politique plutôt que d’informer les Moissagais….

-Le débat d’orientation budgétaire, malgré tous les efforts de l’adjoint aux finances pour le rendre soporifique et lui enlever son caractère politique, témoigne d’un parti pris dangereux pour notre commune. Au moment où le gouvernement lance un plan de relance accompagné par l’Union Européenne et où les collectivités sont invitées à proposer des projets s’intégrant dans les priorités indispensables à la reprise économique et à la sauvegarde de notre environnement (énergie renouvelable, rénovation énergétique, agriculture raisonnée, recherche et développement….), la majorité RN choisit l’austérité. Les finances sont saines et le taux d’endettement de la ville au plus bas (ce que l’on doit à l’équipe précédente, il faut le reconnaître) et que choisissent de faire Romain Lopez et son équipe: RIEN. Ils gèrent l’existant et le patrimoine communal (il faut certes le faire) mais ne décident d’aucun investissement d’avenir. C’est pourtant le moment. L’année prochaine il sera probablement trop tard, les aides seront passées. C’est un budget qui favorise la crise économique et oublie l’investissement public. Tant pis pour l’avenir….

-Une intercommunalité sans boussole ni projet. L’intercommunalité Terres de Confluences payera longtemps son positionnement de début de mandat. Les élus majoritaires ont choisi le statu quo et la gestion de l’existant. Aucun projet nouveau, aucune direction politique. Un seul objectif, construire un centre aquatique dont on se demande chaque jour un peu plus pourquoi il est si urgent alors que tant d’autres priorités économiques et environnementales s’imposent et dont on mesure qu’il grèvera pour de nombreuses années le budget de la collectivité. 400 000 euros de déficit annuel au bas mot et des impôts qui augmenteront uniquement pour financer ce projet et son coût de fonctionnement… Nous appelons l’intercommunalité à travailler à un vrai projet d’avenir (nous avons en ce sens de multiples propositions pour le développement économique: dispositif zéro chômeur de longue durée, aide à l’agro-écologie, travail sur la mobilité ou l’énergie verte…).

-Pourquoi le groupe d’opposition n’a pas voté l’accord de coopération entre la police municipale et la gendarmerie nationale? Simplement parce que tel qu’il est formulé il acte le transfert de compétence de l’Etat vers la mairie et ce sans aucun contrôle ni transfert de moyen. Désormais de plus en plus de missions que devraient assurer la police nationale et la gendarmerie seront assurées par la police municipale dont les effectifs ne font qu’augmenter… Nous payons donc désormais deux fois la police à Moissac, avec nos impôts nationaux et avec nos impôts locaux. Par démagogie et pour montrer leurs muscles de plus en plus de maires sécuritaires, dont celui de Moissac, actent et soutiennent le désengagement de l’Etat en s’engouffrant sans réfléchir plus avant dans une politique de développement des missions de police de la collectivité qu’ils dirigent. Combien de policiers municipaux à Castelsarrasin: AUCUN! Combien de policiers municipaux à Moissac: 11… Payés par nos impôts au détriment d’une politique de développement… La situation en terme de sécurité entre les 2 communes mérite t’elle un tel différentiel?

-Concernant la restructuration du CCAS, les projets 2021 de la majorité municipale sont de transférer vers le service Enfance, Jeunesse et Sport de la commune, l’intégralité des missions du Pôle Petite enfance ainsi que le PRE (Programme de Réussite éducative) ; transfert également des actions liées au logement, ainsi que d’une grande partie du personnel. Seul restera au CCAS le Pôle Sénior (services maintien à domicile, portage repas et mobilité), l’instruction des dossiers d’aide sociale et la domiciliation…missions obligatoires confiées par la loi ! Cet établissement public communal se voit réduit comme peau de chagrin. Il est bien loin le temps des projets ambitieux qui englobaient l’ensemble de la population et le Centre Intercommunal d’Action Sociale est mort et enterré …

Nous souhaiterions aussi remercier vivement l’association Moissac Culture Vibration, tous ses membres depuis plus de trente ans, le programmateur de la commune Jean-Marc Fuentes ainsi que tous les employés du service culture et des autres services municipaux associés à l’organisation des évènements. Ils nous ont fait vivre depuis de nombreuses années de merveilleux moments et ont participé au rayonnement de Moissac. La fin de cette aventure annoncée par le maire sur Facebook est un coup dur porté à notre ville. Elle sera lourde de conséquence pour l’avenir et l’attractivité de Moissac et vient s’ajouter à la décision contre Arènes Théâtre, ou encore à la disparition de l’association Mémoire et Patrimoines Moissagais…

Enfin, pour terminer, une information passée un peu inaperçue. Sans tambour ni trompettes et surtout sans en informer le conseil municipal Romain Lopez annonce sur Facebook (c’est désormais là que se déroule la politique de la ville de Moissac) qu’il abandonne un projet de parc de panneaux photovoltaïques voté à l’unanimité par l’ancien conseil municipal. Pour quelle raison? Pour sauver le nucléaire annonce t’il…. Encore un exemple de politique à contretemps. “Retrouvons Moissac” c’est un retour au dix-neuvième siècle. Bientôt une centrale à charbon sur les coteaux pour sauver l’industrie française?

 En vous souhaitant une excellente journée et en vous disant à très bientôt (n’hésitez pas à nous contacter)

Estelle Hemmami, Franck Bousquet, Marie Cavalié, Robert Duparc, Jean-Claude Lorenzo, Ignace Vela.

Compte-rendu du Conseil Municipal du 4 février 2021

Un conseil municipal toujours interdit au public mais retransmis en direct sur le facebook de la ville de Moissac. Une retransmission à la gloire du maire, star de la vidéo (on ne voyait que lui à l’image), qui acceptait, parfois, de partager la vedette avec son adjoint aux finances. Les autres conseillers municipaux étaient autant de figurants statiques intégrés au décor du plan fixe de la salle d’où des voix non identifiables surgissaient. Une mise en scène pour rendre le débat inexistant et l’opposition invisible.

Le conseil municipal débute avec le débat d’orientation budgétaire 2021. Privé de débat et sans projet majeur envisagé en 2021, cet exercice devint rapidement une lecture insipide et sans saveur d’une partition budgétaire. L’opposition a dénoncé l’absence de projet politique, l’austérité et la morosité qui caractériseront la gestion de la ville en 2021 par la majorité « Retrouvons Moissac » .

Puis s’ensuit le vote des délibérations, au détour d’une lecture, les élus de l’opposition découvrent que le choix de la gestion de la cuisine centrale est déjà dans les cartons. Le contrat avec la société Sogeres expire en août 2021 et le maire de Moissac, également vice président de l’intercommunalité annonce que la communauté de communes Terres des Confluences a acté le renouvellement de la gestion de la cantine scolaire par une entreprise privée. L’opposition a dénoncé l’absence de débat sur la gestion de la cuisine centrale et sur la qualité des repas que nous proposerons à nos enfants dans les cantines scolaires.

La sécurité est toujours au programme des conseils municipaux du maire Rassemblement National de Moissac. Cette fois-ci ce sont les caméras vidéos qui s’invitent dans le débat. Il est proposé d’acheter de nouvelles caméras pour les installer tout autour de l’abbatiale afin de protéger les fidèles du terrorisme. L’opposition intervient pour rappeler qu’une caméra n’a jamais arrêté un terroriste. Rappelons que Nice est la ville la plus vidéo surveillée de France et que les nombreuses caméras implantées dans cette ville n’ont pas empêché l’attentat à la basilique Notre Dame.

L’opposition a voté contre l’installation de nouvelles caméras parce que la vidéo surveillance ne remplace pas la présence des gendarmes ni la médiation de rue, ce duo répression/prévention étant primordial dans la politique de notre ville.

Concernant la culture, le maire de Moissac souhaite rompre de façon anticipé le partenariat qui lie la ville à la compagnie Arène Théâtre au motif que cette compagnie de théâtre l’aurait insulté lui et ses électeurs pendant la campagne électorale des municipales. Le maire Rassemblement National ne supporte pas la critique envers son parti politique ou envers son action, il confond insultes et prises de position politique. Dans son désir de vengeance il est prêt à priver sa ville d’une offre culturelle reconnue régionalement. Il oublie également que cette rupture unilatérale doit être prévue dans la convention pour être valable.

En omettant d’annexer la convention qui lie Arène Théâtre à la ville de Moissac à la délibération qui propose de dénoncer ladite convention, le maire n’a pas permis au conseil municipal de se prononcer sur la légalité de cette rupture. L’opposition a voté contre la dénonciation anticipée de la convention entre la commune et la compagnie Arène Théâtre et a saisi la sous préfète pour contrôler la légalité de cette délibération votée par la majorité municipale.

Enfin le maire souhaite conclure son conseil municipal sur une note festive en demandant au conseil municipal de voter un budget de 141 770€ pour la fête du chasselas 2021.

Rappelons que le maire Rassemblement National de Moissac qui souhaite une fête grandiose en septembre 2021 n’a autorisé aucune animation sur l’espace public depuis son élection là où d’autres villes du Tarn et Garonne ont organisé, avec les contraintes sanitaires que nous connaissons, des manifestations conviviales à la Toussaint ou pendant les fêtes de Noël