Un budget sans projet, socialement régressif et sans vision d’avenir

Après de longues semaines d’attente, l’extrême droite au pouvoir à Moissac a enfin présenté son budget, à la veille de la limite légale. 

Trois axes sont à retenir :

-aucun nouveau projet, aucune vision d’avenir ; on se contente d’entretenir l’existant

-une politique vis-à-vis du personnel qui consiste à favoriser les départs, à ne pas remplacer les partants et à pressuriser les employés restants

-une quasi disparition du budget réservé à la vie associative avec le risque de voir les activités sportives et culturelles s’étioler ou disparaître ; notre remarquable tissu associatif est mis à mal et pourrait disparaître.

Nous sommes aujourd’hui très inquiets pour l’avenir de la commune, pour son fonctionnement normal et pour les activités proposées à ses habitants.

Notre intervention sur la politique de cette municipalité dont le budget 2022 est la traduction chiffrée:

Notre intervention sur les subventions aux associations sociales et culturelles

Notre intervention sur les subventions aux associations sportives:

Intervention au Conseil Municipal du 17 mars (première partie)

Après 90 minutes ininterrompue de discours ultra-nationaliste de Romain Lopez sur la politique nationale (citant indistinctement Jean Jaurès (qui doit se retourner dans sa tombe comme nous le signalons dans notre intervention) et Maurice Barrès) puis une intervention de Luc Portes sur le personnel et une présentation se perdant dans les détails du débat d’orientation budgétaire, nous avons enfin la parole:

Intervention sur la politique concernant le personnel au Conseil Municipal de Février

Au Conseil Municipal de Février nous nous sommes exprimés pour marquer notre opposition à la politique menée vis à vis du personnel de la commune par la majorité d’extrême droite. Il s’est agit de dénoncer une gestion brutale qui voit les personnels partir, se mettre en disponibilités ou venir travailler la peur au ventre.

Nous soutenons tous les personnels municipaux qui exercent aujourd’hui leur mission dans des conditions dégradées.

S’attaquer au personnel comme le fait la majorité actuelle c’est s’attaquer aux services publics aux Moissagais.

Quand la Majorité d’extrême droite sacrifie l’avenir

                                                                  

Le fait concerne une délibération du dernier conseil en date du 17 mars, qui annule la précédente (N° 29 du 27 mai 2021) déjà retoquée par les services de l’État -nous nous étions déjà alors interrogés sur la validité du projet, mettant en garde sur la faisabilité.

Il s’agit là de la vente d’un grand parcellaire communal de plaine de 2,6 ha situé au lieudit du ‘Luc’ ; parcelle sur laquelle se trouve un puits de captage, aujourd’hui déconnecté, puisque par ailleurs la commune bénéficie d’une station de pompage dans les eaux du Tarn. Ce puits de captage, important par sa capacité souterraine, est totalement indépendant de la rivière. C’est bien là cette caractéristique particulière -que l’on retrouve sur d’autres anciens puits de captage à Moissac- qui nous a amené à la réflexion suivante : les scientifiques nous promettent, hélas, des années à venir catastrophiques en termes de réchauffement climatique. Les mêmes nous disent que déjà le Quercy a basculé dans un climat de type méditerranéen. Cela se traduira à Moissac par une baisse naturelle drastique du débit du Tarn et de l’Aveyron, sur de longues périodes, avec un risque d’eutrophisation puis de prolifération d’algues dont nous connaissons les conséquences directes sur la station de pompage, aussi perfectionnée soit-elle, mais aussi en termes de santé publique.                                                     

Rajoutons qu’un beau matin il faille réserver tout le flux hydrique du Tarn, et plus, pour refroidir les réacteurs de la centrale nucléaire lors d’un incident majeur ou bien encore qu’une pollution durable par percolation rendent les eaux du Tarn et ou de l’Aveyron impropres à la consommation, la seule alternative pour Moissac et ses habitants sera d’acheminer de l’eau venue d’ailleurs par camions citernes ou en bouteilles…                                           

 Qui peut sincèrement prétendre que plus jamais la commune n’aura besoin de ces puits et que nous sommes à l’abri de tout imprévu?                                                                                                   

C’est cette réflexion, frappée au coin du bon sens, qui a motivée notre intervention auprès de la majorité municipale : conserver impérativement l’accès à ce puits -et d’ailleurs tous les autres de même nature !- tout en acceptant la vente de cet immense terrain (qu’on aurait aussi pu simplement louer ?) et pourquoi pas autoriser le futur propriétaire à y pomper raisonnablement, si nécessaire et tant que nous n’en avons pas besoin!

Ces puits font partie du patrimoine communal, ils appartiennent à tous les Moissagais.                                 

Hélas, même si le sujet fit débat, la majorité vota finalement contre comme un seul homme et le puits fut vendu, préférant la solidarité idéologique et le culte du chef à l’intérêt général de la population !

Les Moissagais, y compris ceux qui sont des inconditionnels de bonne foi de cette municipalité, apprécieront…

Tout ça pour ça….

Après des semaines d’attente et alors que nous allons bientôt atteindre la date légalement limite, l’équipe municipale de Moissac organise enfin son débat d’orientation budgétaire.

Acte politique par excellence le budget est le moment pour affirmer une vision de l’avenir de la commune et développer des projets.

A Moissac, l’avenir est sombre mais au moins le slogan de la majorité durant la campagne municipale ne mentait pas. « Retrouvons Moissac » signifie un retour de 50 ans en arrière, quand les mairies n’avaient que des compétences réduites et se contentaient d’entretenir les routes et de nettoyer les toits des bâtiments municipaux.

Voilà donc en effet à quoi se résument les projets de développements pour Moissac en 2022 et pour les années suivantes : des routes goudronnées et des trottoirs refaits (sans même une piste cyclable)…Cet entretien minimum est nécessaire mais il ne peut constituer le seul programme d’une équipe municipale.

Notre commune se meurt à petit feu et aucun investissement structurant n’est prévu alors que toutes les conditions (plan de relance régional, français et européen, multiples possibilités de financements pour des projets liés à la transition énergétique, à la mobilité, à l’attractivité, forte capacité d’endettement et taux d’intérêt encore bas…) étaient favorables.

A cette situation déplorable s’ajoutent un artifice qui va permettre de continuer à rendre difficile la vie du personnel et une décision lourde de conséquence pour la vie sociale.

En effet la majorité actuelle a décidé de transférer la quasi-totalité des personnels du CCAS à la mairie, gonflant ainsi artificiellement les coûts du personnel dans le budget de fonctionnement et justifiant par la même les efforts financiers qui leur sont demandés et les non-remplacements de certains postes.

Enfin, les autres grands perdants de ces orientations budgétaires sont les associations de la commune. L’équipe municipale ayant décidé d’économiser plus de 25% sur le budget global des associations nombre d’entre elles voient leur subvention drastiquement réduite voire même supprimée. Les Moissagais apprécieront, qui verront leur vie sociale réduite avec de moins en moins d’activités et de services proposés ; sur le même modèle qui a vu l’appauvrissement de l’offre culturelle.

« Retrouvons Moissac comme en 1950, supprimons des services aux Moissagais, pressurisons le personnel  et n’ayons aucun projet pour la commune » voilà donc l’intégralité du slogan de la liste qui s’est emparée de la municipalité en juin 2020.

Suffisance, mauvaise foi et procès d’intention

Une fois de plus la réunion du Conseil Municipal de Moissac a démontré l’incapacité de l’extrême droite à accepter le débat contradictoire et a témoigné de sa violence symbolique systématique à l’égard de l’opposition. Toute question est en effet l’occasion pour Romain Lopez de diffamer et de tout ramener à son idéologie politique. Plutôt que de répondre aux questions de l’opposition sur les délibérations qu’il propose au vote, il préfère attaquer à tout moment et hors de propos les bilans de Messieurs Henryot et Nunzi. Ainsi, par la voix de son premier adjoint, il accuse M. Henryot d’avoir présenté sciemment des budgets non sincères et M. Nunzi d’avoir organisé un système clientéliste parmi le personnel de la mairie. Par la suite, après une question sur l’attribution d’une subvention, le maire d’extrême droite accuse l’une des membres de l’opposition de vouloir discréditer cette association car elle ne serait pas de son bord politique. Il commence alors un procès d’intention dont on hésite à déterminer s’il est le signe d’une mauvaise foi caractérisée ou d’une paranoïa grandissante. Toute question devient donc un crime de lèse-majesté qui provoque les foudres d’un maire ne supportant plus la moindre contradiction.

Tout n’étant qu’invectives, diffamations et procès d’intention l’opposition a par conséquent décidé une nouvelle fois de quitter le conseil en signe de protestation. Nous appelons à ce que le débat démocratique reprenne un cours normal, comme cela avait toujour été le cas depuis 1884 et l’installation du premier Conseil Municipal de Moissac au suffrage universel. L’extrême droite ne supporte pas la démocratie mais nous veillerons à ce que la flamme de la démocratie ne s’éteigne pas.

Franck Bousquet pour le Groupe d’opposition

Compte-rendu du Conseil Municipal du 23 septembre

UN MAIRE SEUL EN SCENE

Depuis quelques mois, les conseils municipaux débutent à Moissac par une logorrhée du maire, filmée en gros plan. Romain Lopez égrène son activité du mois puis demande à son cameraman de diffuser son discours. Clap de fin pour la vidéo qui ne retransmet plus le conseil municipal sur le facebook de la ville. A la mairie de Moissac, le droit à l’information des citoyens n’est plus, les supports de communication ne servent désormais qu’à relayer une parole unique, celle d’un maire Rassemblement National en quête d’Idolâtrie.


UNE OPPOSITION CONSTRUCTIVE

La séance du conseil municipal du 23 septembre a commencé avec le vote à l’unanimité de 5 subventions d’aide à la rénovation de l’habitat (OPAH) L’opération programmée d’amélioration de l’habitat  bénéficie d’un soutien actif des élus de TEMS. Grâce à la vigilance de Robert Duparc une délibération “oubliée” à été inscrite à l’ordre du jour d’un précédent conseil. Rappelons que l’OPAH à été créée en 2011,sous le mandat de Jean Paul Nunzi. Marie Cavalié alors adjointe à l’urbanisme, Estelle Hemmami et Franck Bousquet conseillers municipaux sont à l’origine de ce dispositif. Lorsque les délibérations répondent aux propositions des élus de TEMS, l’opposition vote favorablement à l’unanimité.


LE MAIRE REFUSE LE DÉBAT 

Après une heure de séance et 8 délibérations avec un vote favorable des élus de TEMS, le 1er débat survient avec la modification du tableau des effectifs du personnel municipal. Marie Cavalié dénonce une délibération présentant une création de poste dans le personnel des écoles alors que dans le même temps deux postes d’ATSEM sont supprimés dans deux écoles situées dans des quartiers prioritaires de la ville (école du Sarlac et école camille Delthil). Pourtant le maire s’est engagé dans le PEDT (document fixant les objectifs politiques de la municipalité dans le domaine de l’enfance), voté il y a quelques mois, à maintenir le nombre de postes D’ATSEM dans les écoles maternelles. Le maire répond à cette contradiction en indiquant qu’il maintient un minimum de postes et que c’est suffisant. Estelle Hemmami dénonce la suppression des cours de solfège à l’école de musique suite au non remplacement d’un poste d’enseignant. Le maire indique que les enfants n’aiment pas l’école et qu’ils seront contents de ne plus avoir solfège. Agacés par ces deux interventions  le maire refuse de poursuivre la discussion, préférant ne pas donner la parole à Franck Bousquet qui la demande. Face à ce déni de démocratie et après une heure de conseil sans débat, l’opposition quitte la séance, refusant de cautionner le fonctionnement d’un conseil municipal devenu chambre d’enregistrement des décisions d’un maire Rassemblement National. 


UN MAIRE CENSEUR DES FAMILLES 

Sans autre évaluation que son propre jugement, le maire s’est arrogé le droit de réprimer l’absentéisme scolaire. Lors du conseil municipal du 23 septembre il exige désormais que le personnel municipal des écoles et du centre de loisir lui transmette une fiche de recueil de faits en cas de suspicion de violences à enfant. Le maire décidera alors des suites à donner. Pourtant  la loi impose que le professionnel qui soupçonne des violences à l’égard d’un enfant adresse sans  délai un signalement au département qui est l’autorité compétente en matière de protection de l’enfance.  Le  maire doit seulement être informé de cette transmission (article L121-6-2 dernier alinéa du code de l’action sociale et des familles ). Au mépris de la loi, par une simple modification des règlements des services municipaux de garderie et de restauration ainsi que du centre municipal de loisir, le maire de Moissac se proclame autorité destinataire des signalements d’enfants en danger. A la différence des fonctionnaires municipaux, le maire de Moissac qui n’est pas tenu au secret professionnel, aura le champ libre pour diffuser ces informations comme bon lui semble. 

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