L’intercommunalité va mal….et c’est dommage pour tout le monde

Lors du dernier municipal Romain Lopez a déclaré qu’il allait réclamer de revoir à la baisse la participation financière de Moissac dans plusieurs dossiers intercommunaux.

On savait que l’intercommunalité Terres des Confluences fonctionnait mal, on sait désormais qu’elle est totalement en panne et que les tensions s’accumulent.

Il fallait dés le début du mandat poser un projet de territoire et discuter avec l’ensemble des élus de l’intercommunalité. Enfermée dans ses postures de matamore et sans idée, l’extrême droite au pouvoir à Moissac en a été incapable. Désormais nous partons pour 5 ans de plus inutiles pour le territoire. Pas de projet mobilité, pas de projet économique d’envergure, un tourisme bloqué et un champ de bataille en guise de vision culturelle…

Au Conseil Municipal nous avons déploré cette situation. Voici l’intervention de Franck Bousquet sur le sujet:

Stop à l’instrumentalisation de la vie publique moissagaise!

Le maire Rassemblement National de Moissac, adepte du coup d’éclat permanent, passe plus de temps à communiquer sur Facebook qu’à élaborer des projets pour l’avenir de la commune.

Dernier coup médiatique en date, une vidéo expliquant qu’il a décidé de couper les aides municipales à une famille dont l’un des enfants a dégradé du matériel public.

Soyons clair : les aides municipales aux familles sont dérisoires et facultatives. On parle de quelques dizaines d’euros, données après avis d’une commission présidée par le maire, pour répondre à des situations de détresse momentanées et particulières.

Soyons encore plus clair : dans des cas similaires à celui décrit par l’édile Rassemblement National, les municipalités précédentes ont toujours pris en compte la globalité des situations et n’ont jamais accordé d’aide si les familles ne se présentaient pas à une convocation. Mieux, s’il y avait eu dégradation constatée, les maires avaient même porté plainte….

Alors de quoi parle t’on ? D’une communication agressive, au service des intérêts d’un individu et de son parti, à des fins purement électoralistes, avec pour objectif de mettre de l’huile sur le feu et d’aviver les tensions sociales et culturelles sur lesquelles il a construit son succès….

Franck Bousquet, Conseiller Municipal d’opposition

Compte-rendu du Conseil Municipal du 23 septembre

UN MAIRE SEUL EN SCENE

Depuis quelques mois, les conseils municipaux débutent à Moissac par une logorrhée du maire, filmée en gros plan. Romain Lopez égrène son activité du mois puis demande à son cameraman de diffuser son discours. Clap de fin pour la vidéo qui ne retransmet plus le conseil municipal sur le facebook de la ville. A la mairie de Moissac, le droit à l’information des citoyens n’est plus, les supports de communication ne servent désormais qu’à relayer une parole unique, celle d’un maire Rassemblement National en quête d’Idolâtrie.


UNE OPPOSITION CONSTRUCTIVE

La séance du conseil municipal du 23 septembre a commencé avec le vote à l’unanimité de 5 subventions d’aide à la rénovation de l’habitat (OPAH) L’opération programmée d’amélioration de l’habitat  bénéficie d’un soutien actif des élus de TEMS. Grâce à la vigilance de Robert Duparc une délibération “oubliée” à été inscrite à l’ordre du jour d’un précédent conseil. Rappelons que l’OPAH à été créée en 2011,sous le mandat de Jean Paul Nunzi. Marie Cavalié alors adjointe à l’urbanisme, Estelle Hemmami et Franck Bousquet conseillers municipaux sont à l’origine de ce dispositif. Lorsque les délibérations répondent aux propositions des élus de TEMS, l’opposition vote favorablement à l’unanimité.


LE MAIRE REFUSE LE DÉBAT 

Après une heure de séance et 8 délibérations avec un vote favorable des élus de TEMS, le 1er débat survient avec la modification du tableau des effectifs du personnel municipal. Marie Cavalié dénonce une délibération présentant une création de poste dans le personnel des écoles alors que dans le même temps deux postes d’ATSEM sont supprimés dans deux écoles situées dans des quartiers prioritaires de la ville (école du Sarlac et école camille Delthil). Pourtant le maire s’est engagé dans le PEDT (document fixant les objectifs politiques de la municipalité dans le domaine de l’enfance), voté il y a quelques mois, à maintenir le nombre de postes D’ATSEM dans les écoles maternelles. Le maire répond à cette contradiction en indiquant qu’il maintient un minimum de postes et que c’est suffisant. Estelle Hemmami dénonce la suppression des cours de solfège à l’école de musique suite au non remplacement d’un poste d’enseignant. Le maire indique que les enfants n’aiment pas l’école et qu’ils seront contents de ne plus avoir solfège. Agacés par ces deux interventions  le maire refuse de poursuivre la discussion, préférant ne pas donner la parole à Franck Bousquet qui la demande. Face à ce déni de démocratie et après une heure de conseil sans débat, l’opposition quitte la séance, refusant de cautionner le fonctionnement d’un conseil municipal devenu chambre d’enregistrement des décisions d’un maire Rassemblement National. 


UN MAIRE CENSEUR DES FAMILLES 

Sans autre évaluation que son propre jugement, le maire s’est arrogé le droit de réprimer l’absentéisme scolaire. Lors du conseil municipal du 23 septembre il exige désormais que le personnel municipal des écoles et du centre de loisir lui transmette une fiche de recueil de faits en cas de suspicion de violences à enfant. Le maire décidera alors des suites à donner. Pourtant  la loi impose que le professionnel qui soupçonne des violences à l’égard d’un enfant adresse sans  délai un signalement au département qui est l’autorité compétente en matière de protection de l’enfance.  Le  maire doit seulement être informé de cette transmission (article L121-6-2 dernier alinéa du code de l’action sociale et des familles ). Au mépris de la loi, par une simple modification des règlements des services municipaux de garderie et de restauration ainsi que du centre municipal de loisir, le maire de Moissac se proclame autorité destinataire des signalements d’enfants en danger. A la différence des fonctionnaires municipaux, le maire de Moissac qui n’est pas tenu au secret professionnel, aura le champ libre pour diffuser ces informations comme bon lui semble. 

Position du Groupe d’Opposition au Conseil Municipal en vue des Élections départementales

Le groupe d’opposition TEMS au conseil municipal de Moissac tient à rappeler que pour les élections départementales la priorité est d’empêcher le RN de s’implanter durablement sur notre territoire et la mise  en place d’une politique d’austérité économique sans projet et sans vision, de régression écologique et de discrimination culturelle sur l’ensemble du département.

Nous souhaitons que se développe une vraie politique de progrès économique et social et un accompagnement sérieux de tous les acteurs du département pour qu’ils répondent aux défis posés par le changement climatique. Notre choix sera donc toujours pour des candidats représentant ces valeurs.

Ni la majorité sortante au Conseil départemental n’ayant rien fait durant 6 ans, ni la précédente ayant confisqué le pouvoir et surtout les ressources au profit d’une PME familiale, ne répondent à ces critères. Ainsi, au premier tour, et partout où c’est possible, nous appelons d’abord à faire barrage au Front National et ensuite à éviter que ceux qui, par immobilisme ou par intérêt personnel, ont permis la victoire du RN à Moissac, conservent ou reprennent le pouvoir.