Une fois de plus la réunion du Conseil Municipal de Moissac a démontré l’incapacité de l’extrême droite à accepter le débat contradictoire et a témoigné de sa violence symbolique systématique à l’égard de l’opposition. Toute question est en effet l’occasion pour Romain Lopez de diffamer et de tout ramener à son idéologie politique. Plutôt que de répondre aux questions de l’opposition sur les délibérations qu’il propose au vote, il préfère attaquer à tout moment et hors de propos les bilans de Messieurs Henryot et Nunzi. Ainsi, par la voix de son premier adjoint, il accuse M. Henryot d’avoir présenté sciemment des budgets non sincères et M. Nunzi d’avoir organisé un système clientéliste parmi le personnel de la mairie. Par la suite, après une question sur l’attribution d’une subvention, le maire d’extrême droite accuse l’une des membres de l’opposition de vouloir discréditer cette association car elle ne serait pas de son bord politique. Il commence alors un procès d’intention dont on hésite à déterminer s’il est le signe d’une mauvaise foi caractérisée ou d’une paranoïa grandissante. Toute question devient donc un crime de lèse-majesté qui provoque les foudres d’un maire ne supportant plus la moindre contradiction.

Tout n’étant qu’invectives, diffamations et procès d’intention l’opposition a par conséquent décidé une nouvelle fois de quitter le conseil en signe de protestation. Nous appelons à ce que le débat démocratique reprenne un cours normal, comme cela avait toujour été le cas depuis 1884 et l’installation du premier Conseil Municipal de Moissac au suffrage universel. L’extrême droite ne supporte pas la démocratie mais nous veillerons à ce que la flamme de la démocratie ne s’éteigne pas.

Franck Bousquet pour le Groupe d’opposition