Chers toutes et tous,

Pour commencer et comme à chaque lettre d’information, le compte-rendu du dernier conseil municipal (celui du 4 février). Comme d’habitude les éléments que vous retrouvez dans Moissac Mag sont au mieux caricaturaux et partials, et au pire mensongers quand il s’agit de parler du groupe d’opposition. La majorité RN semble confondre communication publique et communication politique et utilise l’argent des contribuables pour faire de la politique plutôt que d’informer les Moissagais….

-Le débat d’orientation budgétaire, malgré tous les efforts de l’adjoint aux finances pour le rendre soporifique et lui enlever son caractère politique, témoigne d’un parti pris dangereux pour notre commune. Au moment où le gouvernement lance un plan de relance accompagné par l’Union Européenne et où les collectivités sont invitées à proposer des projets s’intégrant dans les priorités indispensables à la reprise économique et à la sauvegarde de notre environnement (énergie renouvelable, rénovation énergétique, agriculture raisonnée, recherche et développement….), la majorité RN choisit l’austérité. Les finances sont saines et le taux d’endettement de la ville au plus bas (ce que l’on doit à l’équipe précédente, il faut le reconnaître) et que choisissent de faire Romain Lopez et son équipe: RIEN. Ils gèrent l’existant et le patrimoine communal (il faut certes le faire) mais ne décident d’aucun investissement d’avenir. C’est pourtant le moment. L’année prochaine il sera probablement trop tard, les aides seront passées. C’est un budget qui favorise la crise économique et oublie l’investissement public. Tant pis pour l’avenir….

-Une intercommunalité sans boussole ni projet. L’intercommunalité Terres de Confluences payera longtemps son positionnement de début de mandat. Les élus majoritaires ont choisi le statu quo et la gestion de l’existant. Aucun projet nouveau, aucune direction politique. Un seul objectif, construire un centre aquatique dont on se demande chaque jour un peu plus pourquoi il est si urgent alors que tant d’autres priorités économiques et environnementales s’imposent et dont on mesure qu’il grèvera pour de nombreuses années le budget de la collectivité. 400 000 euros de déficit annuel au bas mot et des impôts qui augmenteront uniquement pour financer ce projet et son coût de fonctionnement… Nous appelons l’intercommunalité à travailler à un vrai projet d’avenir (nous avons en ce sens de multiples propositions pour le développement économique: dispositif zéro chômeur de longue durée, aide à l’agro-écologie, travail sur la mobilité ou l’énergie verte…).

-Pourquoi le groupe d’opposition n’a pas voté l’accord de coopération entre la police municipale et la gendarmerie nationale? Simplement parce que tel qu’il est formulé il acte le transfert de compétence de l’Etat vers la mairie et ce sans aucun contrôle ni transfert de moyen. Désormais de plus en plus de missions que devraient assurer la police nationale et la gendarmerie seront assurées par la police municipale dont les effectifs ne font qu’augmenter… Nous payons donc désormais deux fois la police à Moissac, avec nos impôts nationaux et avec nos impôts locaux. Par démagogie et pour montrer leurs muscles de plus en plus de maires sécuritaires, dont celui de Moissac, actent et soutiennent le désengagement de l’Etat en s’engouffrant sans réfléchir plus avant dans une politique de développement des missions de police de la collectivité qu’ils dirigent. Combien de policiers municipaux à Castelsarrasin: AUCUN! Combien de policiers municipaux à Moissac: 11… Payés par nos impôts au détriment d’une politique de développement… La situation en terme de sécurité entre les 2 communes mérite t’elle un tel différentiel?

-Concernant la restructuration du CCAS, les projets 2021 de la majorité municipale sont de transférer vers le service Enfance, Jeunesse et Sport de la commune, l’intégralité des missions du Pôle Petite enfance ainsi que le PRE (Programme de Réussite éducative) ; transfert également des actions liées au logement, ainsi que d’une grande partie du personnel. Seul restera au CCAS le Pôle Sénior (services maintien à domicile, portage repas et mobilité), l’instruction des dossiers d’aide sociale et la domiciliation…missions obligatoires confiées par la loi ! Cet établissement public communal se voit réduit comme peau de chagrin. Il est bien loin le temps des projets ambitieux qui englobaient l’ensemble de la population et le Centre Intercommunal d’Action Sociale est mort et enterré …

Nous souhaiterions aussi remercier vivement l’association Moissac Culture Vibration, tous ses membres depuis plus de trente ans, le programmateur de la commune Jean-Marc Fuentes ainsi que tous les employés du service culture et des autres services municipaux associés à l’organisation des évènements. Ils nous ont fait vivre depuis de nombreuses années de merveilleux moments et ont participé au rayonnement de Moissac. La fin de cette aventure annoncée par le maire sur Facebook est un coup dur porté à notre ville. Elle sera lourde de conséquence pour l’avenir et l’attractivité de Moissac et vient s’ajouter à la décision contre Arènes Théâtre, ou encore à la disparition de l’association Mémoire et Patrimoines Moissagais…

Enfin, pour terminer, une information passée un peu inaperçue. Sans tambour ni trompettes et surtout sans en informer le conseil municipal Romain Lopez annonce sur Facebook (c’est désormais là que se déroule la politique de la ville de Moissac) qu’il abandonne un projet de parc de panneaux photovoltaïques voté à l’unanimité par l’ancien conseil municipal. Pour quelle raison? Pour sauver le nucléaire annonce t’il…. Encore un exemple de politique à contretemps. “Retrouvons Moissac” c’est un retour au dix-neuvième siècle. Bientôt une centrale à charbon sur les coteaux pour sauver l’industrie française?

 En vous souhaitant une excellente journée et en vous disant à très bientôt (n’hésitez pas à nous contacter)

Estelle Hemmami, Franck Bousquet, Marie Cavalié, Robert Duparc, Jean-Claude Lorenzo, Ignace Vela.