Réunion publique du 10 juillet 2019

MOISSAC, VILLE AGRÉABLE ET DURABLE

Ouvrir les lieux publics à la rencontre et au dialogue

Centre culturel Henri Ena – 22 participants 

Les réunions publiques de TEMS ont pour but de débattre des axes du projet pour Moissac préparés par les membres du collectif. Il n’est pas question d’y présenter un programme, mais d’y discuter et recueillir des propositions venant du plus grand nombre de personnes possibles.
A l’issue de ces réunions, le 23 octobre, une synthèse construite autour des 9 axes d’action sera présentée, ce sera la matière du projet programme que TEMS proposera et défendra lors des prochaines élections municipales à Moissac.

Ce projet se veut être le plus pertinent par rapport aux spécificités de Moissac et de son environnement, loin des programmes tout faits plaqués sur des réalités urbaines souvent très différentes

Qu’est ce qu’un espace public ?

Dominique (TEMS) :c’est un lieu où l’État garantit la liberté des citoyens. C’est un jardin, un parc, une école, un théâtre… c’est un lieu où la circulation est libre

Sa fonction peut être urbaine , résidentielle, sociale ou économique, c’est un lieu où on partage une vie commune.

Pour remplir ces fonctions, le lieu doit être accueillant pour que le visiteur qui y rentre pour la première fois s’y sente bien : il y faut de l’ombre, des bancs pour s’asseoir, un point d’eau pour se désaltérer.

A Moissac, on peut citer l’île du Bidounet, l’uvarium, le port, les allées Montebello, l’espace devant la bibliothèque, la place de la mairie. Pour être accueillant, ces lieux publics doivent être mieux aménagés car il manque de poubelles et de bancs. La circulation doit également être améliorée pour que l’accès à ces lieux soit accueillant et libre.

Jean-Paul (TEMS) : ces lieux publics pour être accueillant doivent également prévoir un espace restauration.

Gérard : La notion d’espace public doit prendre en compte les lieux de service public, à Moissac nous avons la salle confluences, la mairie, le centre des impôt, l’hôpital. Il faut aménager ces lieux pour qu’on n’ait pas peur d’y circuler librement.

Yannick (TEMS) : concernant les services publics, si on prend l’exemple de l’hôpital c’est un lieu de rencontre mais on n’y va pas par hasard.

Des événements à créer dans les espaces publics pour favoriser la rencontre

Yannick (TEMS) : Le centre culturel qui héberge de nombreuses association ne propose aucun événement permettant de créer une rencontre entre ces associations sous la forme d’un événement commun. Pourquoi ne pas créer un carnaval dans la ville en impliquant les écoles primaires et l’école de musique.Pour favoriser la rencontre dans les lieux publics, il faut créer des événements en privilégiant la gratuité (exemple : Moissac plage, le cinéma en plein air…).

TEMS a crée la structure d’un café associatif mais aucun lieu n’a été trouvé pour qu’il puisse exister.

Quels autres événements pourrait on créer ?

Véronique (TEMS) : la fête de la musique n’existe plus à Moissac car il n’y a que des concerts payants ou privatisés par des cafés.

Gérard : l’association qui gère le café associatif de Montesquieu propose une rencontre, afin d’échanger sur leur expérience. l’intérêt à Moissac serait d’animer la ville les jours où les cafés sont fermés.

Yannick (TEMS) : la structure associative du café existe à Moissac, TEMS l’a créé, c’est bien un lieu qui nous manque. À Montesquieu, la mairie a mis à disposition un local pour le café associatif, pas à Moissac.

Véronique (TEMS) : les locaux commerciaux qui sont inoccupés à Moissac sont pourtant loués et donc pas accessibles.

Estelle (TEMS) : peut-être voir du côté de la maison des voies navigables de Francce près de l’écluse car il y a un appel à projet dessus. Si il y a une dynamique autour du bar associatif, la rénovation pourrait être menée par l’association.

Patrick (commerçant) : si le bar associatif est bio, je suis prêt à faire vivre ce lieu

Gérard : Concernant l’uvarium, l’aménagement de la partie occupée par le comité des fête permettrait de créer des événement sympas plus souvent .

Chantal : et le kiosque ne pourrait-il pas être aménagé de façon à ce qu’il devienne un lieu public et non pas un lieu laissé à l’exploitation d’une personne privée comme cela l’est actuellement ?

Maximilien : le kiosque est un bâtiment classé et difficilement aménageable

Estelle (TEMS) : traditionnellement à Moissac les gens se rencontrent en centre ville et lorsque il y a des fêtes de quartier. L’école est également un lieu de rencontre en dehors du temps scolaire.

Marie (TEMS) : l’école est le lieu de rencontre par excellence on peut rencontrer des adultes, des enfants et toutes les cultures qui composent la ville. C’est sur ce lieu qu’il faut travailler pour tisser du lien.
Concernant les ados, il manque à Moissac un lieu de rencontre où collégiens et lycéens se retrouvent quand ils n’ont pas cours.

Maximilien : ce lieu existe. MAJ occupe une salle dans la cour du centre culturel pour accueillir les ados dans la semaine et pendant les vacances.

Estelle (TEMS) : ce qui a marché à Moissac plage c’est l’installation de service public « hors les murs » : MAJ (moissac animation jeunes), la bibliothèque, les clubs sportifs, les associations ont animé le lieu. Il faut penser à déplacer les services publics « hors les murs ». beaucoup de personnes ne savent pas qu’ils peuvent emprunter des livres à la bibliothèque.

Véronique (TEMS) : Pourquoi ne pas réinvestir Moissac plage avec sa chaise et son pique nique pour créer à nouveau de la convivialité sur ce lieu ?

Jean-Luc (TEMS) : la culture « hors les murs » doit être développée car les lieux culturels sont fermés. Il faut franchir une porte, payer un droit d’entrée. Le hall de Paris est une salle de spectacle exceptionnelle, ce lieu devrait favoriser la rencontre . Il y a un problème de communication car de nombreux spectacle sont gratuits à Moissac.

Yannick (TEMS) : le problème du hall de Paris c’est la programmation culturelle qui est très élitiste. Le festival des voix se limite à une semaine dans l’année, il est aberrant que la culture à Moissac soit confiée à une association.

Maximilien : il faut que le service public reprenne cette mission de programmation culturelle qui ne doit plus être déléguée à une association

Sonia (TEMS) : il ne faut pas opposer les catégories sociaux professionnelles dans la découverte de la culture sinon on ne favorisera pas la rencontre

Chantal : il faut pouvoir amener les gens à la culture. Au Sarlac des personnes attendent des cours d’alphabétisation. Si le local du Sarlac était ouvert, des associations pourraient l’investir pour y proposer des activités aux habitants du quartier. Au sarlac le lien social ne fonctionne pas.

Patrick : ça ne fonctionne pas parce que les gens qui prennent des décisions pour ce quartier n’y habitent pas.

Nachida (TEMS) : au Sarlac les habitants se sentent habitants du Sarlac et pas de Moissac

Chantal : peut-être prévoir une navette entre le quartier du sarlac et le centre ville

Jean-Luc (TEMS) : des groupes socio-professionnels ont tendance à s’approprier les lieux de spectacle. Ce n’est pas la barrière du prix, c’est un problème de cooptation. C’est possible d’amener des spectacles au Sarlac mais certains spectacle nécessitent de disposer des installations qui n’existent qu’au hall de Paris. Au Sarlac la fête de quartier marche bien. Il est important de partir de ce qui existe pour l’améliorer

Favoriser l’aménagement du lieu public pour créer la rencontre

Maximilien : un lieu public doit intégrer tout le monde, il faut lutter contre le communautarisme sans plaquer d’idée préconçue sur l’utilisation du lieu. Comment peut-on réinvestir un lieu public ? Beaucoup de projets ont été plaqués sans connaître l’usage du lieu et les habitants ne l’ont pas investit. Moissac plage a été fermé au moment où ça commençait à bien fonctionner.

Gérard : pour déterminer l’utilisation du lieu public, l’avis des habitants du quartier ou des utilisateurs est primordial. Il faudrait créer plus de convivialité au Sarlac ou sur l’espace du port.

André (TEMS) : le port doit être aménagé pour favoriser la ballade. Concernant les lieux publics proposant un point de vue sur la ville, il faut prévoir une plaque ou une signalétique adéquate.

Maximilien : Tant qu’il y aura la primauté du parking en centre ville, il n’y aura pas de lieu de rencontre. Il faut réfléchir aux déplacements doux

Yannick (TEMS) : on peu aussi affirmer une volonté, celle de supprimer le parking place des récollets.

Favoriser la mixité dans la ville par l’utilisation de l’espace public

Gérard : il est important de ne pas s’occuper que de l’espace public en centre ville car dans la campagne aussi c’est difficile de mobiliser les habitants. J’essaie de faire un partenariat entre Montesquieu et Moissac, notamment pour le cinéma mais la rencontre est difficile car il faut prendre la voiture pour que les habitants de la campagne se rendent en ville.

Chantal : actuellement la politique de la ville est limitée à deux quartiers : le centre ville et le Sarlac.
« L’art s’invite à Moissac » se limite à occuper le centre ville, le Sarlac semble réservé à une autre catégorie d’habitants. Il n’y a pas de mixité à Moissac. Au Sarlac les boutiques sont vides et l’art ne s’y invite pas.

Patrick : les lieux occupés par la bourgeoisie moissagaise (le restaurant de l’uvarium, le Florentin) ne doivent pas être négligés afin que cette bourgeoisie réinvestisse le centre ville de Moissac. Par exemple, à Bordeaux, il existe un lieu où se mélange startup, concert, lieu de communication (modèle Darwin).
A Moissac il n’y a pas de lieu d’échange entre commerçants, industriels… il faudrait créer des espaces communs en s’inspirant de la cartoucherie à Toulouse. Qui peut financer la création de ce lieu ? Peut-être des commerçants soutenus par la mairie, je veux bien participer à la création de ce lieu.

Véronique (TEMS) : à Londres , un quartier est né de ses cendres en proposant l’installation de containers colorés sur l’espace public. Le projet Darwin n’est pas incompatible avec des containers installés sur la place des récollets. Un festival de langues avec des tentes installées dans toute la ville permettrait de valoriser la mixité culturelle de notre ville

Yannick (TEMS) : pourquoi ne pas affirmer que Moissac est un pôle d’attraction culturelle et s’en donner les moyens ?

Estelle (TEMS) : il ne faut pas oublier l’importance de la régularité des événements culturels et la pérennité

Patrick : j’ai grandi dans une ville où il y avait un théâtre de verdure et où les gens peuvent découvrir la culture au hasard d’une ballade…