Réunion publique du 3 avril 2019
MOISSAC, VILLE ACTIVE
Faire de Moissac la ville de la randonnée et de déambulation

Centre culturel Henri Ena – 27 participants

Les réunions publiques de TEMS ont pour but de débattre des axes du projet pour Moissac préparés par les membres du collectif. Il n’est pas question d’y présenter un programme, mais d’y discuter et recueillir des propositions venant du plus grand nombre de personnes possibles.

A l’issue de ces réunions, le 23 octobre, une synthèse construite autour des 9 axes d’action sera présentée, ce sera la matière du projet programme que TEMS proposera et défendra lors des prochaines élections municipales à Moissac.

Ce projet se veut être le plus pertinent par rapport aux spécificités de Moissac et de son environnement, loin des programmes tout faits plaqués sur des réalités urbaines souvent très différentes.

Yannick ( TEMS )
Je suis un flâneur, la déambulation est un art de marcher. Voici notre questionnement :

–  on marche à l’extérieur comme à l’intérieur de la ville, comment faire des passerelles entre extérieur etintérieur ? comment créer des circuits et des espaces ?

–  nous voulons une ville plus verte, plus durable, plus écologique

–  comment rendre Moissac plus verte ? avec des espaces dédiés ? de petits espaces verts ? de petitspotagers ? des espaces partagés ? des espaces de jeux ? comment varier les ambiances ?

–  aujourd’hui tout va vite, il faut ralentir, trouver des rythmes différents pour discuter, partager, serencontrer

–  La place des Récollets est-elle le cœur de ville d’où et vers lequel tout rayonne ?

–  Faut-il baliser les circuits ou au contraire laisser aux flâneurs la liberté de se perdre ?

–  il est nécessaire que les axes de promenade ou de déambulation soient propres, bien entretenus

–  il faut revoir le mobilier urbain pour l’adapter, pour qu’il incite à la rencontre.

–  Comment va-t-on développer des voies cyclables, piétonnes ? avec des parkings paysagés ? des”vélib” ?

–  pour trouver des alternatives à l’automobile, faut-il trouver d’autres modes de transport pour accéderau marché par exemple ? ( pousse-pousses, charrettes à chevaux… ) ? il faut aussi plaire aux enfants, comment ?Dominique ( TEMS )

Dominique (TEMS)

– Je suis une randonneuse, j’ai besoin de balisage,

–  Peut-on tracer des réseaux, les partager ? trouver des balisages originaux ? Peut-on mettre àcontribution les associations, les professionnels du tourisme pour aménager, entretenir, développer desréseaux ?

–  nous avons de nombreux chemins de toutes natures

–  nous voulons redonner envie aux Moissagais de se rencontrer, sans obligation, juste pour le plaisir.

–  Peut-on mettre les parkings à l’extérieur de la ville ? Alors comment venir dans le centre ville ?

Moissac est une ville agréable qui offre beaucoup de possibilités.
Nous proposons de partager nos réflexions.
En randonnée, on marche, on fait des pauses, on mange, on boit, on partage.

Déambuler, marcher pour découvrir et faire vivre la ville

Dominique ( TEMS )
Dans beaucoup de petites villes, il n’y a pas de voitures en centre-ville, si les zones de stationnement sont excentrées, les gens doivent marcher, visiter, passer devant les commerces.
L’état des trottoirs pose aussi problème pour le passage des poussettes d’enfants.

Maximilien (enseignant)
On a voulu envoyer les Moissagais loin du centre-ville, il faut leur redonner le goût de venir dans le centre-ville. Il faut cesser de penser que les jeunes font du bruit, eux aussi doivent revenir au centre et y trouver des activités qui leur conviennent. Il est difficile de trouver une bar ouvert le soir tard juste pour un verre. Par exemple les filles du club de basket après match ou après entrainement doivent se retrouver à Montauban.

Philippe ( TEMS )
J’ai travaillé 11 ans dans un parc d’attraction célèbre. Je viens d’arriver à Moissac, mais je trouve que cette ville pourrait être considérée comme un parc d’attraction.

Estelle ( TEMS )
Il faut suivre l’exemple des habitants qui organisent des randonnées commentées dans leur quartier, elles permettent l’expression du ressenti, une approche humaine des quartiers. Il faudrait les étendre à l’ensemble de Moissac.
Pour le patrimoine, il faut valoriser les promenades patrimoniales faites par Loïc Lepreux pour le service du patrimoine, elles permettent de (re)découvrir la ville, y compris pour les Moissagais.

Maximilien
La déambulation doit être intermodale : canal, randonnée, mais les chemins ne sont pas aménagés pour les VTT. Tous les modes doivent pouvoir coexister.
La sortie d’autoroute est à Castelsarrasin mais doit aussi envoyer à Moissac. Il faut que les deux villes travaillent ensemble.
Moissac a de nombreux ”villages” qui ne sont pas tous mis en valeur et leurs ressources ne sont pas exploitées.

Philippe ( responsable d’association )
Beaucoup de pèlerins passent par Moissac, ils se sont d’abord arrêtés au gite installé à l’entrée du camping, nous avons voulu que les pèlerins traversent Moissac, et nous pensions d’abord installer le gite dans le bâtiment entre la bibliothèque et l’ancienne chapelle du séminaire. C’est l’ancien carmel qui a été choisi.
Le balisage du chemin de Saint-Jacques a été fait de telle manière que de la place Sainte-Blanche, les pèlerins rejoignent la rue Malaveille, puis la rue de la République pour arriver à l’office du tourisme ( alors près du cloitre ). Pour repartir vers Saint-Nicolas, nous avons balisé vers la rue de la République pour que les pèlerins traversent en rejoignant la gare.
Il manque souvent de support pour le balisage et certains commerçants cachent les indications avec leurs panneaux publicitaires, de plus, maintenant, un panneau indique l’OTI depuis la place Sainte- Blanche par un parcours qui évite le centre-ville !
A l’OTI les indications données aux pèlerins sont incohérentes, les pèlerins se perdent dans Moissac. Il y a quand même 10.000 pèlerins chaque année à Moissac.

L’office du tourisme, pour quoi faire ?

Thierry ( commerçant )
Samedi dernier, 86 tours opérateurs sont venus à Moissac, ils n’ont visité que le cloitre, ils ont mangé au seul restaurant que l’office du tourisme recommande…
Il y a un problème à l’office du tourisme, la directrice ne connait pas Moissac, le back office ne fonctionne pas.

Sylvie ( gérante de bateaux promenades )
Elle est cependant venue nous voir sur le bateau.

Thierry
C’est le début de la saison, les touristes commencent à arriver mais à l’office du tourisme on les envoie uniquement au cloitre, alors qu’il y a beaucoup d’autres choses à voir.
J’ai entendu dire par un membre du personnel de l’office de tourisme intercommunal ”en une demie journée, on a fait le tour de Moissac”.

Philippe ( TEMS )
l’OTI ( office de tourisme intercommunal) , est décentré dans la ville, à l’écart, il devrait être en plein centre.

Sylvie
Il faut laisser l’OTI à sa place et créer une vitrine du potentiel de Moissac en plein centre.
Les organisateurs de visites à l’OTI ne nous envoient pas de groupes, ils les dirigent toujours vers le même restaurant.
Nous envoyons nos clients partout en ville et en particulier vers les guides de l’OTI, mais il n’y a pas de réciproque. l’OTI doit rompre avec ses habitudes et se remettre en cause.

Véronique ( TEMS )
On ne peut même pas y être renseigné sur les manifestations du jour comme j’en ai eu l’expérience pour le week-end de l’improvisation d’Organum.

Valérie ( commerçante )
En ce qui concerne l’OTI, le fait que son siège soit à Moissac mais qu’il ait compétence aussi pour Castelsarrasin est un problème.

Le recrutement de la directrice précédente qui n’est restée que quelques mois a été fait par un cabinet spécialisé qui a coûté très cher.

Il y a 6 conseillers en séjour, pourquoi autant alors que le responsable de la communication numérique vient seulement d’être recruté ?

Les départs d’agents de l’OTI sont nombreux.

Moissac a un terrain idéal pour la randonnée qui devrait être une locomotive pour les activités de loisir.
On pourrait recevoir beaucoup plus de visiteurs chaque jour.
Actuellement, personne (y compris les tours opérateurs) ne connait le numéro de téléphone du nouvel OTI, et le site internet tarde à être opérationnel.

Christian ( gérant de bateaux )
Il passe à Moissac .600 bateaux par saison, mais il n’y a aucune animation au port, le responsable du port est un auto-entrepreneur qui travaille pour Veolia et qui a délégation pour la gestion du port.

Maximilien
Le manque de professionnalisme à l’OT n’est pas nouveau, c’est un problème depuis plusieurs années. Et le coût est malgré cela très élevé. Ill faudrait profiter de l’existence maintenant d’un office intercommunal pour élargir le champ d’action.
Un OTI a une fonction économique. Il faudra une réflexion globale pour rendre effectives les connexions qu’il doit mettre en place sur toute la communauté de communes, mais pour cela il faut des professionnels.
Je reviens aux chemins, on draguait le fond du Tarn pour limiter les crues, aujourd’hui on élargit son cours, les rives sont détruites et les chemins disparaissent.


Jean-Luc ( TEMS )
La loi NOTRE qui répartit les compétences entre les collectivités territoriales donne la compétence du développement économique aux seules communautés intercommunales. C’est à ce titre que le tourisme, qui est considéré comme une activité économique, est devenue une compétence de la communauté de communes. Il me semble que cependant, le tourisme n’est pas pris en compte sous l’angle économique, c’est la deuxième source de revenus de Moissac après l’agriculture. Si l’OTI devient enfin un véritable office de développement économique, il participera à la dynamisation de la ville, et chacun saura ce qu’il peut faire à son niveau en matière d’accueil, d’aménagement

Entretenir et communiquer pour mieux marcher

Jerôme ( organisateur de randonnées )
Pour atteindre ce bel objectif ” faire de Moissac terres des Confluences le territoire de la randonnée et de la déambulation ” à mon sens, il est indispensable de prendre et de faire prendre conscience du fabuleux potentiel de notre territoire :
Coteaux du Bas Quercy + plaine alluviale + coteaux de Gascogne.
l’entretenir le valoriser et l’aménager ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui dans la plaine alluviale ( la plus accessible et la plus ” baladée ” ) .
En effet, sur mes départs de balades et randos je tombe régulièrement sur des décharges sauvages ou des restes de pêcheurs ou teufeurs bien contraires à l’image que je souhaite donner de notre territoire.
Absence de contrôle, aucune signalétique = territoire abandonné.
mais aussi :
1- Faire le distinguo entre randonnées, balades et déambulations.
2- Identifier les activités support de la randonnée pédestre, équestre, vélo, canoë, paddle..
3- Définir les thèmes prétextes à la rando, la balade ou déambulation : industrie, culture histoire, préhistoire, patrimoine bâti, nature, Agriculture…
4- créer et diffuser les topos correspondants adaptés aux nouvelles technologies.

Sylvie
Il y a un manque total de communication dans cette ville.

Estelle ( TEMS )
Reconnaissons que l’aire des camping-cars est une belle réussite de la municipalité actuelle…

Valérie
… certes, mais elle est mal annoncée dans les guides et les sites spécialisés.
Bientôt l’OTI va déposer cette documentation chez les commerçants, ils ont enfin compris ça.
La télé diffuse de nombreux reportages sur Moissac, pourquoi l’OTI ne les diffuse pas dans des lieux publics ?
L’OTI n’est présent à l’extérieur de Moissac que dans 3 endroits : le salon de Bordeaux, le salon de Toulouse, la galerie marchande de Leclerc à Montauban. Communiquer c’est aussi être présent là où sont les touristes potentiels et les professionnels.
Un nouveau chemin va bientôt voir le jour, celui de d’Artagnan qui passera par Moissac et c’est une chance de plus pour la ville, surtout en termes de visibilité.

Fannie ( podologue )
Il faut une communication très forte, facile et rapide à mettre en place. Je fais des vidéos avec mon smartphone qui ont beaucoup de visions sur le web ( jusqu’à 10.000 vues ).
La documentation existe mais elle est difficilement accessible, il faut bien chercher pour la trouver.

Déambuler pour se rencontrer

Gabrielle ( artisan )
Je suis installée à Moissac depuis juillet dernier.
Ce que propose le collectif TEMS est hyper important, les réflexions qui sortent de ses débats également.
Dans ma boutique, rue Jean Moura, je ne vois que les habitants du quartier, personne ne se promène dans Moissac, pourtant le potentiel est extraordinaire.
Il faut faire un espace vert place des Récollets, on a besoin d’une circulation entre le Tarn, le canal, l’abbaye…
Il faut donner envie aux Moissagais de faire la promotion de leur ville.
Il y a urgence, les commerçants souffrent.
ils ne peuvent pas compter que sur les touristes, on attend beaucoup des débats de TEMS.

Thierry ( commerçant )
Il y a un vrai problème rue Jean Moura, mais il reste beaucoup de monde heureusement.
Verdir la place des Récollets est une idée, mais il faut garder le parking, c’est nécessaire d’avoir un parking en centre-ville.
L’ancien maire a voulu valoriser le cheminement de la pierre à l’eau, l’actuel parle de l’eau à la pierre, mais ça ne fonctionne pas, parce qu’il n’y a pas de cohérence.
Beaucoup de touristes arrivent avec les bus qui se garent près de la bibliothèque, ils n’ont que l’escalier à descendre pour être à l’abbatiale et du coup ils ne visitent pas la ville.
Il faudrait avoir une vision globale du cheminement dans la ville.

Gabrielle
Je doute de la nécessité du parking place des Récollets.

Yannick ( TEMS )
S’il y avait des bancs publics, des buvettes, les attroupements gêneraient moins. Pour se rencontrer en ville aujourd’hui il faut rester debout ou s’asseoir sur les plots de parking.
Il manque des terrasses de café où l’on puisse consommer sans manger.
Pourrait-on envisager l’installation d’un kiosque, une agora, place des récollets ou au bord du Tarn ? C’est un besoin, la preuve : la seule aire aménagée, celle de l’ancienne Moissac plage, est toujours pleine, il en faut d’autres.

Véronique ( TEMS )
Il manque des lieux comme des agoras ou des cafés associatifs ouverts en permanence où on puisse se rencontrer. En été, la place Slimane Azem est pleine de monde grâce à l’ouverture de l’ancien Domino Noir par l’association ” l’art s’invite à Moissac ”, d’autres endroits, y compris place des récollets, pourraient accueillir la même animation.
Etre ensemble ne coûte rien, mais il faut des lieux pour ça.

Estelle ( TEMS )
Moissac Plage, instaurée par MAJ, était un lieu de mixité, de rencontre pour les jeunes, les enfants accompagnés de leurs grands-parents, toutes les communautés, il y avait des transats, une buvette, des animations. Supprimer Moissac Plage a été un choix politique.
Selon les choix politiques qui sont faits, les gens occupent l’espace de manière différente.

Le 15 mai, la prochaine rencontre-débat de TEMS : ”Ré-occuper l’espace public, créer du lien entre les quartiers et les communautés”.

Christian
Ce que je vais dire va peut-être choquer, la population du centre-ville fait peur, il n’y a pas d’agressivité mais ils font peur. De nombreux camping-caristes disent qu’il y a de ” drôles de gens ” donc ils ne restent pas.

Gabrielle
Il n’y a pas de délinquance, les Bulgares sont adorables, mais ils gênent parce qu’ils sont seuls, on ne voit qu’eux parce qu’il n’y a personne d’autre en ville.
Certains montent tout ça en sauce parce que ça les arrange, tout le monde sait qu’on ne risque rien, mais ils dérangent.
Une ville qui vit est bruyante.
Dans la journée les Bulgares travaillent, le soir ils font des barbecues. Ils vivent.

Sylvie
Certains Bulgares font du bruit jusque 3 heures du matin, c’est gênant pour les gens hébergés en gites. Et c’est impossible à régler.

Marie ( TEMS )
Il y aura une autre réunion le 15 mai sur le sujet des lieux de rencontre et des échanges entre communautés. Nous vous invitons à venir y débattre de ce sujet.

 

Notre pays traverse une crise sanitaire sans précédent. La priorité de tous doit être de préserver sa santé. 

Dans ce cadre nous décidons bien entendu de suspendre notre campagne et appelons chacun à rester chez soi et à respecter scrupuleusement les consignes de sécurité.

Dans ce contexte particulier, peu propice à l’exercice de la démocratie, le premier tour des élections a néanmoins eu lieu.

Il a été marqué par une forte abstention, dans notre ville comme ailleurs en France. Les résultats sont entachés par cette situation mais ils existent.

Plus de 23% des électeurs nous ont fait confiance. Nous les en remercions. Ce score démontre que notre démarche a été entendue par les Moissagais.

Cependant l’élément marquant d’un point de vue électoral est le score du Rassemblement National. A Moissac, dans notre ville, l’ancien attaché parlementaire de Marion Maréchal Le Pen et toujours salarié du Rassemblement National, obtient 47%.

La situation de notre ville est critique. Moissac pourrait être gérée demain par des techniciens idéologues envoyés par le parti d’extrême droite.

Durant nos 5 années de rencontre avec les Moissagais nous avions parfaitement entendu l’inquiétude, l’exaspération et le désir de changement. Notre programme en tient compte et c’est pourquoi nous pouvons aujourd’hui assurer qu’aucun des problèmes à l’origine de ce vote ne restera sans réponse. Ce n’est pas par des rodomontades et des postures que nous résoudrons ces questions mais en agissant concrètement avec tous les Moissagais.

L’alternative que nous proposons est construite par un travail de fond sur la ville. Nous l’avons mené avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitaient et nous appelons toutes celles et tous ceux qui croient que notre ville n’est pas condamnée à devenir un laboratoire d’expérimentation de l’extrême droite à rejoindre cette démarche.

Nous pensons que Moissac mérite mieux que ce qu’on lui promet aujourd’hui, que Moissac mérite d’avoir un avenir serein, un avenir construit sur le dialogue et le respect de tous, sur l’ambition et la compétence.

Notre démarche dépasse les clivages politiques, notre majorité sera une majorité de projet pour Moissac et pour tous ces habitants, une majorité diverse et plurielle et non une assemblée aux ordres d’un parti.

Nous espérons également que la sagesse l’emportera, que le processus électoral sera interrompu et que nous pourrons le reprendre sereinement dans quelques semaines.

En attendant nous vous rappelons que la priorité est de vous protéger, de protéger les autres et de permettre à tous les professionnels de santé de travailler dans les meilleures conditions  possibles.

Estelle HEMMAMI

Territoires et Moissac Solidaires